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SUEZ améliore le prétraitement des biodéchets pour la méthanisation

Le procédé Digelis optimise les ressources, augmente le rendement en biogaz et améliore la qualité agronomique du digestat.

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SUEZ améliore le prétraitement des biodéchets pour la méthanisation

SUEZ a introduit une technologie modulaire de prétraitement des biodéchets conçue pour améliorer l’efficacité des procédés de méthanisation. Le système optimise l’utilisation de l’eau, augmente la production de biogaz et améliore la qualité agronomique du digestat.

Répondre à l’augmentation des volumes de biodéchets
La généralisation du tri à la source des biodéchets en France a entraîné une augmentation significative des flux à traiter. En 2023, près de 9,7 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produites, hors résidus agricoles. Cette évolution renforce le besoin de solutions de traitement à la fois efficaces et économes en ressources.

La méthanisation constitue une technologie clé pour la valorisation des biodéchets, permettant de produire du biogaz et du digestat. Toutefois, les étapes de prétraitement conventionnelles, notamment le déconditionnement et l’hygiénisation, sont consommatrices d’eau et d’énergie.

Principe de fonctionnement du procédé
La technologie Digelis FoodWaste repose sur l’exploitation de la teneur en eau intrinsèque des biodéchets, estimée à environ 60 %, afin de limiter les apports en eau externe.

Le procédé s’articule autour de trois étapes principales avant la méthanisation :
  • Le déconditionnement consiste à broyer les biodéchets en fragments supérieurs à 5 cm, afin de rendre la matière organique accessible.
  • La digestion biologique s’effectue dans un réacteur chauffé à 55 °C, où une fermentation accélérée permet de libérer l’eau contenue dans les déchets tout en assurant leur hygiénisation.
  • La séparation mécanique permet ensuite d’éliminer les impuretés inertes et d’isoler la fraction organique destinée à la méthanisation.
  • Ce schéma de prétraitement est compatible avec les installations de méthanisation existantes.
Performances mesurables
Les premiers résultats obtenus à l’échelle semi-industrielle montrent des gains quantifiables en efficacité énergétique et en gestion des ressources. La technologie permet une augmentation allant jusqu’à 5 % de la production de biogaz, traduisant une meilleure conversion de la matière organique.

Par ailleurs, le volume de digestat est réduit jusqu’à 40 %, ce qui conduit à un produit plus concentré et à plus forte valeur agronomique. L’absence d’apport d’eau supplémentaire contribue également à réduire la consommation de ressources et les effluents générés.

Ces performances s’inscrivent dans une logique d’économie circulaire, visant à optimiser la valorisation énergétique et agronomique des déchets.

Démonstration et potentiel de déploiement
Après environ dix années de recherche et développement, la technologie est actuellement testée sur un démonstrateur semi-industriel situé à Ombrée d’Anjou. Cette installation est conçue pour traiter jusqu’à 2 000 tonnes de biodéchets par an.

Sa conception modulaire permet une intégration dans des unités existantes, facilitant ainsi son adoption par les collectivités et les exploitants industriels sans nécessiter de remplacement complet des infrastructures.

Contribution à la chaîne de valeur numérique des déchets
La technologie Digelis FoodWaste contribue à une chaîne de valeur plus efficace dans la gestion des déchets, en améliorant la régularité des intrants et la prévisibilité des procédés de méthanisation. La réduction de la variabilité en humidité et en contaminants facilite le pilotage des installations et l’optimisation des rendements énergétiques.

Positionnement technologique
L’optimisation du prétraitement constitue un levier clé pour améliorer les performances de la méthanisation. Contrairement aux procédés conventionnels nécessitant des apports en eau et des étapes distinctes d’hygiénisation, l’approche Digelis intègre des processus biologiques et mécaniques afin de réduire les intrants tout en améliorant les résultats.

En combinant efficacité hydrique et augmentation de la production d’énergie renouvelable, cette technologie répond aux enjeux réglementaires et opérationnels liés à la préservation des ressources et à la transition vers des systèmes énergétiques bas carbone.

Rédigé par la journaliste industrielle Sucithra Mani avec l’assistance de l’IA.

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