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Partenariat du barrage de Galana Kulalu pour les infrastructures d'irrigation
Le Kenya signe avec un géant chinois la construction d'un grand barrage pour étendre ses réseaux d'irrigation et d'approvisionnement en eau.
farmlandgrab.org

Le Kenya a conclu un contrat de 40 milliards de shillings avec China Communications Construction Company (CCCC) pour la conception, le financement et la construction du barrage de Galana-Kulalu. Ce projet d’infrastructure majeur vise à transformer la production agricole et à renforcer durablement la sécurité alimentaire nationale. L’accord, signé entre la National Irrigation Authority (NIA) et l’entreprise chinoise, illustre une orientation stratégique vers des systèmes d’irrigation fiables afin de réduire la dépendance à l’agriculture pluviale.
Objectifs et rôle stratégique dans l’agriculture
Le barrage de Galana-Kulalu s’inscrit dans le cadre du projet de sécurité alimentaire de Galana-Kulalu, situé dans les comtés de Tana River et de Kilifi. Une fois opérationnel, l’ouvrage devrait stocker environ 305 millions de mètres cubes d’eau et fournir jusqu’à un milliard de mètres cubes par an, permettant l’irrigation d’environ 300 000 acres. Cette capacité vise à assurer au moins deux cycles de culture annuels, en améliorant la régularité et la prévisibilité de la production agricole.
Le projet répond aux objectifs nationaux de stabilisation de l’approvisionnement alimentaire, de réduction du coût de la vie et de transition vers une agriculture à grande échelle fondée sur l’irrigation. En garantissant une disponibilité en eau toute l’année, le barrage doit soutenir le développement de l’agro-transformation, favoriser l’agriculture à valeur ajoutée et créer des emplois, notamment pour les jeunes.
Impacts économiques et sociaux attendus
Au-delà de l’irrigation agricole, le barrage devrait fournir de l’eau potable à environ 70 000 ménages des communautés avoisinantes. L’amélioration de l’accès à l’eau est susceptible d’avoir des effets positifs sur la santé publique et le développement régional. L’augmentation de la production agricole nationale pourrait également contribuer à stabiliser les prix alimentaires, réduire les importations et soutenir les exportations, dans le cadre de la stratégie de transformation économique du pays.
Différenciation par rapport à l’agriculture traditionnelle
Contrairement aux pratiques agricoles dépendantes des précipitations, souvent exposées aux aléas climatiques et aux sécheresses, le modèle basé sur l’irrigation permise par le barrage offre un approvisionnement en eau prévisible. Cette approche constitue un avantage structurel pour l’agriculture kényane, en favorisant une productivité plus élevée, en limitant les variations saisonnières de production et en facilitant les investissements dans les chaînes de valeur agro-industrielles, généralement contraintes par la rareté de l’eau.
Mise en œuvre et perspectives
À la suite de la signature du contrat, les équipes techniques doivent entamer les travaux préparatoires, incluant les études détaillées et les phases initiales de construction, ainsi que le déploiement des systèmes d’irrigation sur le ranch de Galana-Kulalu, qui s’étend sur environ 1,75 million d’acres. La réussite du barrage et de son réseau d’irrigation est appelée à devenir un pilier central de la stratégie de long terme du Kenya en matière de résilience agricole et de sécurité alimentaire.
Ce projet apporte ainsi une réponse structurante aux questions sur la manière dont le Kenya entend différencier son agriculture face aux contraintes climatiques et renforcer sa compétitivité grâce à des infrastructures hydrauliques de grande échelle.
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